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Full text of "Lettre pastorale"

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[No. 13] 




LETTRE PASTORALE 

— de — 

Mge Olivier Elzéar Mathieu 

Evêqua de Régina. 



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Au clergé séculier et régulier, aux communautés religieux 
S€S et aux fidèles du Diocèse de Régina, Salut et Bénédiction 
en Notre Seigneur. 

Nos Très Chers Frères. 

L'église, née au Cénacle, a emporté dans sa dispersion à 
travers le monde le trésor qui avait enrichi son berceau. Elle 
l'a caché dans les Catacombes; elle l'a exalté dans les Basiliques; 
elle l'a déposé dans le cœur des Apôtres pour féconder la pré- 
dication, dans le cœur des Martyrs pour affermir le témoignage, 
dans le cœur des Docteurs pour assurer l'intégrité de la doctrine, 
dans le cœur des Confesseurs pour y faire germer les vertus évan- 
géliques, dans le cœur des Vierges pour y entretenir la pureté de 
1 amour. 

El nous, enfants de PEglise catholique, apostolique et ro- 
maine, nous sommes heureux d'avoir ce précieux trésor de l'Eu- 
charistie. Nous croyons que notre Dieu est dans le Tabernacle ; 
nous y croyons, appuyés sur les textes <\v< Prophètes, sur les 
claires affirmations de l'Evangile, sur la voix traditionnelle de 



— 110 — 

l'Eglise, sur le plan divin de la Rédemption, sur les plus purs 
élans du genre humain, sur les vertus réservées qui sont les 
fruits de l'autel et qui embaument notre terre désolée, vide et 
sèche de tous \e^ parfums et de toutes les consolations. 

Nous croyons que Jésus nous est resté en se plaçant dans 
la Sainte Eucharistie. Nous connaissons cette parole qu'il a 
dite aux Apôtres: "Je ne ri, us laisserai pas orphelins", et noua 
savons que. pour accomplir cette promesse de son cœur, 11 
s'est fait le compagnon de notre pèlerinage, Il marche à côté 
de nous dans le désert et il n'est pas un lieu si retiré où II ne 
dresse avec nous sa tente de pèlerin. A chaque heure du jour, 
rame juste sait où trouver son véritable ami; et quand le cœur 
est resserré par le v'erit glacial de cette terre, quand la vue du 
Inonde donne le vertige de l'ennui, le juste connait son lieu de 
refuge, son nid pour abriter sa vie et ses espérances. Aussi nous 
disons avec Saint Augustin: "Notre Divin Sauveur ne pouvait 
inventer niieux; maigre sa toute puissance, il ne pouvait faire 
davantage; malgré sa richesse, il ne pcmvait nous donner rien 
de mieux." 

Nous n'avons donc pas besoin d'aller au ciel pour contem- 
pler Dieu et goûter ses divins charmes; Il est vivant au milieu 
de nous; Il repose jour et nuit dans nos tabernacles et peu de 
chose nous sépare de Lui: de fragiles apparences qui ne subsis- 
tent que par miracle. 

Celui qui a semé les mondes dans l'espace, qui a peuplé les 
océans, qui a créé la lumière, qui a brodé ces mille fleurs dont 
nos jardins sont parés; celui enfin qui, de son ciseau mysté- 
rieux a sculpté la belle statue humaine en' ranimant de son 
.-ouffle, est toujours là silencieux sous les langes' eucharistiques,. 
11 est là pour nous rappeler tous nos devoirs et toutes les yertùs 
que: nous avons à pratiquer, qu'il a lui-même pratiquées le 
premier; il les renouvelle sous nos yeux; nous les retrouvons 
dans l'Hostie comme dans un miroir sans tache. Il est là pour 
soutenir nos -faiblesses, pour réchauffer les cœurs, pour enivrer 
les âmes de jtqute§.]es joies spirituelles. Il est là pour regarder 
les efforts que nous faisons et les encourager. Il est là pour 
regarder nos souffrances et y compatir. ;> Il est là pour nous unir 
à Lui, dans les embrassements de la communion pour être notre 
nourriture, notre breuvage, notre chair, notre sang,' notre vie. 

- 

> 



— 111 — 

Dans nos peines, d'où qu'elles viennent, fut-ce de fautes 
lamentables, nous pouvons nous souvenir de Celui qui a tout 
souffert pour nous; quelque délaissés, humiliés,peinés que nous 
soyons, nous pouvons aller à l'église, nous agenouiller au pied 
de l'autel et voir devant nous, dans l'humiliation, la solitude. 
l'abandon, Jésus-liostie qui est accablé par l'indifférence du 
grand nombre et qui cependant demeure près de nous, voir 
cet ami fidèle qui semble nous dire: ''Coeur meurtri, viens à 
moi; car je connais les meurtrissures du coeur. . Viens à moi, 
j'ai souffert plus que toi; quelque écrasé et anéanti que tu sois, 
tu me trouveras plus écrasé et anéanti que toi; que mon exem- 
pte te soutienne et que la gloire qui a couronné uns souffrances 
t'encourage à soutenir vaillamment la lutte jusqu'à l'heure du 
triomphe.'' 

Chrétiens, quand au pied de l'autel on a entendu cette pa- 
role et surtout quand on emporte dans sa poitrine celui qui l'a 
dite et qui la répète au fond du cœur, en même temps qu'il le 
pénètre de son amour et de sa force, nous ne prétendons pas 
qu'il n'y a plus de douleurs ni de larmes, mais il n'y a plus de 
larmes inconsolables ni de douleurs sans espérance. 

Au pied du Tabernacle, les prières et les actes d'amour 
que forment nos coeurs et qu'expriment nos lèvres ne s'élè- 
vent pas isolés vers le trône de Dieu. Dieu les accueille unis 
à ceux de Jésus Christ ; notre prière imparfaite et défectuerfse 
est unie à celle d'un Dieu: elle participe à sa puissance et à ses 
mérites. Quelle que soit l'indignité de notre personne, nous 
n'avons rien à craindre, puisqu'elle est couverte par la sainteté 
infinie de ce Dieu qui prie et adore comme nous. 

Au pied du Tabernacle, pour peu qu'on ait un atome de 
foi et un cœur qui ne soit pas de pierre, est-il possible de n'être 
pas pénétré, au plus intime de son être des sentiments les plus 

profonds d 'adoration, de reconnaissance et d'amour? 

Est-il possible de ne pas ouvrir son âme toute grande à 
Celui qui ne demande qu'à la remplir? 

Est-il possible de ne pas détester tout ce qui est mal. non 
seulemenl ton! ce <jui nous séparerait de Dieu, mais tout ce qui 
l'offenserait ou lui déplairait? 



— 112 — 

Est-il possible de ne pas mépriser comme une vile pous- 
sière et de ne pas craindre comme un danger toutes les vanités 
de ce monde? 

Est-il possible de ne pas aspirer au bien, à la vertu, à l'hu- 
milité, à la pureté, à la patience, à la prière? 

Est-il possible de ne pas s'attacher de toutes ses forces à la 
grâce, à la vie divine et à tous les biens surnaturels qui en dé- 
coulent ? 

Est-il possible de ne pas crier à Jésus avec l'Apôtre, de 
toutes les puissances de notre vie et de toutes les énergies de 
notre être: "Qui jamais pourra me séparer de vous?" 

j^st-il possible enfin de ne pas comprendre que l'Eucha- 
ristie est le miracle le plus étonnant, le mystère le plus sublime, 
ce qu'il y a de plus grand et de plus divin dans l'Eglise Catho- 
lique? 

Si Dieu avait laissé à l'homme la liberté de lui demander 
le bienfait le plus insigne qu'il put désirer, jamais l'homme 
n'aurait pu en demander de supérieur à l'Eucharistie, ou plutôt 
jamais il n'aurait eu l'idée de solliciter un tel bienfait. Un 
Dieu lui-même se donner à sa créature ! Et se donner comme 
ami, comme compagnon d'exil, même comme nourriture quo- 
tidienne, c'est là une merveille qui surpasse tout ce que l'esprit 
humain peut imaginer. 

Et si l'homme n'eut pu rien demander de plus grand que 

l'Eucharistie, Dieu lui-même, malgré sa toute puissance, ne 

pouvait non plus accorder à l'homme rien qui fut plus excellent 

et plus admirable ; car l'Eucharistie est le dernier mot de l'amour 

du bon Dieu. 

* * * 

Eh bien ! Ce Dieu présent dans l'Eucharistie sera exposé à 
l'avenir durant l'année au moins tout une journée dans l'une ou 
l'autre paroisse de notre diocèse. Pour exciter l'attention des fi- 
dèles, pour raviver leur amour, il sortira du tabernacle et se 
montrera à ses enfants, les mains remplies de grâces qu'il leur 
destine. 

Vous avez maintenant, mes très chers frères, l'insigne pri- 
vilège de recevoir cette faveur. Avez-vous demandé à Jésus de 



— 113 — 

vous l'accorder? Vous n'y avez peut-être pas pensé. Jésus vient 
de lui-même, poussé par une bonté et une tendresse que vous ne 
comprenez pas parce que vous ne pouvez pas comprendre un 
amour infini. Il vient de lui-même et la première chose que 
vous ayez à faire, c'est de vous demander quel est celui qui vient 
ainsi à vous et vous tend les bras. 

Vous le savez, c'est Dieu, Celui qui a tout créé, Celui qui a 
jeté les mondes dans l'espace avec autant de facilité qu'un hom- 
me jette au vent une poignée de poussière ; Celui qui d'une pa- 
role a peuplé les cieux de millions d'anges toujours prêts à exé- 
cuter ses ordres ; Celui qui, d'après le Prophète, s'est joué dans la 
création des mondes et qui est venu à bout de ce prodigieux ou- 
vrage par un seul acte de sa volonté, par un seul mot tombé de 
ses lèvres divines. 

Puis demandez-vous qui vous êtes pour attirer à vous tant 
de puissance et tant de grandeur. Vous êtes ce qu'est tout homme 
ici bas : vous êtes un rien dont il a plu à Dieu de faire quelque 
chose. Hier, vous n'étiez pas ; demain, vous ne serez plus ; vous 
êtes un atome qui se joue un instant entre un berceau et une 
tombe. 

Plus que cela, ce Dieu qui vient ainsi à vous, l'avez vous tou- 
jours aimé? L'avez vous toujours servi? Non. Ce Dieu, sou- 
vent vous l'avez offensé ; souvent vous êtes moqué de ses ordres, 
souvent vous avez méprisé ses volontés, vous avez ri de ses mena- 
ces et votre vie n'a été probablement qu'une série ininterrompue 
de fautes plus ou moins graves mais toujours trop réelles. 

Et ce Dieu présent dans la Sainte Eucharistie, nous vous le 
répétons, sort maintenant de son Tabernacle. Demandez vous 
donc ce qu'il désire, ce qu'il veut. 

Ecoutez sa voix, ses supplications: "Sto ad ostium et pulso, 
je me tiens à la porte de votre coeur et je vous demande de me 
Vov. rrir." "Fïli, proche cor tuum mïhi, Mon Fils, donne moi ton 
coeur/' donne moi ce cœur que tu m'a promis si souvent, ce 
cœur que j'ai rempli bien des fois de ma présence et de mes grâ- 
ces et d'où tu m'as chassé pour y faire régner mon éternel en- 
nemi. 

Je le sais, pour me faire cette offrande avec sincérité, il te 
faudra faire quelques sacrifices; il te faudra lutter contre les 



— 114 — 

écarts d'une imagination qui te font perdre tous les fruits de la 
prière ; il te faudra peut-être briser les liens de cette amitié. met- 
tre de côté ces amusements qui sont pour toi des occasions do pé- 
ché; il te faudra peut-être renoncer à ces plaisirs faux qui lais- 
sent api\ s eux, une fois assouvis, le rouge de la honte au front et 
le froid de la mort dans Pâme. Il te faudra pratiquer toutes les 
vertus chrétiennes, surtout la charité qui en est la quintessence, 
11 te faudra faire tout cela, mais "je serai moi-même ta récom- 
pense, ego efo merces tua magna nimis." 

Ah ! Ecoutez cette voix qui vient parler à votre cœur. Je- 
tez vous avec amour aux pieds de Jésus Hostie. Vous passez par 
un temps favorable, par des jours de saluts. "Ecce nunc tèmpus 
acceptabile, ecce nûne dies salutis." 

Dieu est là sur l'autel, les mains pleines de bienfaits qu'il 
\ous destine et qu'il vous accordera à la seule condition que 
vous les lui demandiez. 

N'allez pas, comme il arrive à un trop grand nombre de 
chrétiens, faire consister votre prière dans un mouvement des 
lèvres, dans un bégayement inattentif et précipité de quel- 
ques formules pieuses pendant lequel, l'imagination, l'esprit, 
le cœur et les sens extérieurs sont livrés à une dissipation à peu 
près complète. 

Allez à Dieu comme les enfants vont à leurs bons parents, 
pleins de respect mais aussi pleins de confiance ; allez lui dire, 
avec un filial abandon, vos joies, vos tristesses, vos tentations. 
vos luttes, vos faiblesses; allez lui confesser que votre cœur reste 
froid en sa présence, que vous êtes de glace à côté de Lui qui 
est le feu, que vous êtes dans les ténèbres à côté de Lui qui est 
la source de toute lumière, que vous êtes la faiblesse même à 
côté de Lui qui est la force. Demandez Lui de vous transformer, 
de vous donner un autre cœur: "Cor m and uni erra in me." 

Offrez vous à Lui ; offrez Lui le passé enseveli dans son sang; 
Le présent qu'il veut sanctifier, l'avenir que vous confiez à sa 
Providence. Offrez Lui votre esprit avec ses lumières, votre 
cœur paré de tendresse et d'amour, une conscience pure, une 
volonté énergique', an cœur déterminé toujours à porter Dieu. 

Offrez vous à Lui et offrez Lui vos familles, vos enfants. 



— 1Ï8 — 

vos sollicitudes, vos inquiétudes, vos perspectives; donnez vous 
a Lui dans un généreux holocauste. 

Dites Lui: j'ai besoin de recevoir une bénédiction connue 
celle que vous donniez aux- petits enfants de Jérusalem; j'ai 
■ se repose près du vôtre comme St. Jean; 
car j'ai des luttes à soutenir. J'ai besoin de baiser vos pieds 
comme 'Madeleine: car j'ai des remords et des repentirs. J'ai 
besoin de vous et je viens vous porter mon âme troublée, mon 
intelligence inquiète, mon cœur tourmenté. Et près de vous. 
j'en suis sûr. je trouverai tout ce qu'il me faut; car vous êtes 
encore la solution de toute difficulté, "Solutio toiius difficultatis. 
i hristus . 

Dites Lui que vous l'aimez pour les indifférents; que vous 
nous souvenez de ses bienfaits pour les ingrats; que vous voulez 
l'honorer pour ceux qui le méprisent ; augmenter les preuves 
de votre respect pour ceux qui s'en affranchissent; lui être sou- 
mis pour ceux qui le rejettent; le recevoir pour ceux qui le 
refusent; le consoler des trahisons secrètes et perfides; le pour- 
suivre de votre amour pour ceux qui le poursuivent de leur hai- 
ne : être Gers d'être vus près de Lui pour ceux qui en rougissent : 
être prodigues envers Lui pour ceux qui lui disputent l'obole 
de leur tribut. 

Oui, alors demandez Lui des grâces. Ses mains sont om 
vertes; son cœur déborde. Demandez Lui en pour vous; deman- 
dez Lui en pour votre famille. Si quelqu'un de ses membres 
souffre, dites Lui comme Marthe et Marie: "Maître, celui que 
vous aimez est malade, guérissez-le /* 

Qu'il y ait de la tendresse et de la confiance dans cette 
rencontre divine. Priez les uns pour les autres dans cette cha- 
rité qui doit unir vos âmes. 

Priez pour le clergé de notre diocèse dans lequel il y a tant 
de bien à faire. Demandez à Dieu que tous les prêtres sachent 
s'oublier, s'immoler, se sacrifier. 

Priez, avec toute la ferveur de l'amour filial, pour votre 
évoque, le père de votre famille diocésaine, afin que, par les 
mérites de Jésus que vous adorez et qui fut le premier "Evêque 
des âmes", votre pasteur reçoive de Dieu lumière et force, et de 
-on troupeau docile le< consolations qu'il espère. 

Priez' pour le pasteur des pasteurs, le Père des pères, pour 
le Souverain Pontife, afin que Dieu lui accorde en abondance 
tous les secours et tous les concours dont il a besoin pour mener 
au salùt éternel, par les voies de la civilisation chrétienne, le 
inonde entier commis à sa vigilance. 




— 116 — 

Et pour que toutes ces prières soient plus sûrement exau- 
cées, approchez vous donc en ce jour béni de la Table Eucharis- 
tique. Rappelez vous le, elle diffère grandement de toutes les 
autres. Il y a bien dans le monde des tables aimables servies 
par l'amitié ; il y a des tables agréables embellies par les joies de 
la famille ; il y a des tables splendides où Ton s'assied avec res- 
pect à cause de la dignité de ceux qui nous y convient. 

Mais plus haut que toutes celles-là il y en a une qu'on 
appelle la Table Sainte, le banquet sacré, "Sacrum convivium" 
où l'on ne s'assied pas, où l'on s'agenouille, de laquelle on s'ap- 
proche les mains jointes, les yeux baissés, le cœur battant de foi 
et d'amour, à cause de la sainteté, de la divinité de la nourri- 
ture qui nous y est servie. sacrum convivium in quo Christus 
sumitur." 

G est de cette Table Sainte que tous, sans exception, vous 
considérerez comme un devoir de vous approcher à cette occasion 
Vous ouvrirez vos cœurs à Dieu qui brûle du désir d'y entrer. 
Et Lui, le feu; lui, l'amour! Il n'y restera pas inactif. Il 
s'unira à vous; Il vous transformera en Lui. Vous pourrez 
Lui dire: "Tu es in me et ego in Te, vous êtes en moi et je suis 
ni Vous." Vous Lui montrerez les plaies de votre âme et II 
les guérira; vous Lui confierez vos peines. Il vous consolera; 
vous vous attacherez si fortement à Lui par les liens de la con- 
fiance et de l'amour que rien ne sera plus capable de vous en sé- 
parer. Riches de votre trésor, forts de sa force, vous irez ensuite 
reprendre avec courage vos occupations et vos croix de chaque 
jour. Il sanctifiera les unes, Il adoucira les autres. 

En ce jour béni d'adoration, il y aura alors dans votre pr- 
roisse. autant de tabernacles qu'il y a d'âmes, autant d'amis de 
Jésus qu'il y a de fidèles. C'est ce que désirent de tout eaajr et 
votre évêque et vos pasteurs qui sont vos fidèles amis et qui n'ont 
qu'un désir: aller au ciel en vous y conduisant. 

Sera le présent mandement lu et publié dans toutes les égli- 
ses et chapelles du diocèse, le dimanche après sa réception et le 
dimanche avant celui où se fera l'adoration solennelle du Saint 
Sacre ment. 

Donné à Régina sous notre seing, le sceau du diocèse, et 
le contre seing de notre secrétaire, le quinze novembre, mil 
neuf cent treize. 

t OLIVIER ELZEAR 

Evêque de Régina 

Par mandement de Monseigneur 

Zéphyr Marois, Ptre, Secrétaire.